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Produit issu des nectars des fleurs ou des sécrétions sucrées de plantes, le miel peut être monofloral ou polyfloral, ou bien encore provenir de miellats. C'est un aliment naturel, qui bénéficie de contrôles visant à mesurer les traces de résidus de pesticides ou d'autres polluants chimiques.

Le miel, ainsi que les autres produits de la ruche, sont connus depuis l'Antiquité pour leurs bienfaits sur la santé. Le miel est notamment réputé efficace contre les maux de gorge, pour la cicatrisation, contre la fatigue, et il serait doté de propriétés antiseptiques…

Peut-on pour autant l'utiliser sans risques en cas de diabète ?

Diabète et propriétés biochimiques du miel

Composition et indice glycémique (IG)

Le miel est majoritairement composé de sucres (entre 78 et 80 %, l'autre ingrédient principal étant l'eau) :

  • du glucose ;
  • du fructose ;
  • d'autres sucres variables selon les types de miels : saccharose, maltose et différents glucides plus ou moins complexes. 

En fonction des miels, soit le fructose, soit le glucose, prédomine.

La concentration de fructose et de glucose dans un aliment influence son indice glycémique, et donc agit sur la glycémie de la personne qui le consomme :

  • Plus la concentration de fructose est importante et moins l'indice glycémique (IG) est élevé (Diabetes Care, 2005 – J Clin Nutr. 2010).
  • À l'inverse, plus la concentration de glucose est élevée, plus l'indice glycémique est élevé.

Ainsi, l'évolution de la réponse à l'insuline montre une diminution de la quantité d'insuline secrétée lors d'une augmentation de la teneur en fructose du miel.

Miel et associations de molécules

Plusieurs études menées sur les animaux, mais dont les résultats restent à démontrer chez l'homme, ont montré que le miel peut avoir des effets intéressants lorsqu'il est combiné à d'autres molécules :

  • associé à la metformine (médicament antidiabétique oral, prescrit chez de nombreux sujets diabétiques de type 2), il montre des bénéfices (Reprod. Med., 2013) et préserve les tissus des effets du diabète ;
  • associé au gingembre, il augmente l'activité anti-oxydante et évite ainsi des complications neurologiques, neuropathiques ou macro-vasculaires (BioMed Research International, 2014).

Consommation de miel par un diabétique

Le miel peut s'avérer intéressant pour les personnes diabétiques, notamment en remplacement du sucre blanc (saccharose). En effet, du fait d'un indice glycémique plus faible, il a tendance à moins augmenter le taux de glycémie dans le sang, surtout pour les miels les plus riches en fructose.

Cependant, il faut bien choisir le miel, car l'indice glycémique est plus ou moins élevé en fonction de son origine. Par exemple, le miel de tilleul chauffé a un IG de 49,2 (indice glycémique faible), tandis que le miel de forêt a un IG de 88,6 (indice glycémique élevé).

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Consommé avec parcimonie, le miel peut remplacer avantageusement le sucre blanc, car son assimilation est moins rapide. Il peut être également intéressant en cas d'hypoglycémie, puisqu'il peut aider à rétablir une glycémie correcte. Néanmoins, le miel reste à consommer avec modération. En moyenne, une cuillère à café de miel renferme autant de sucres qu'une grosse pomme !

D'autres substituts du sucre, comme le sirop d'agave ou le sucre de coco, peuvent être consommés en alternance avec le miel.

Dans tous les cas, n'hésitez pas à demander conseil à votre médecin, votre diabétologue, votre nutritionniste ou votre diététicien pour savoir quelles quantités et à quelle fréquence vous pouvez consommer du miel, sans risquer de déséquilibrer votre diabète !

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En résumé : bien que naturel et plein de vertus, le miel ne doit pas être considéré comme la panacée par les personnes diabétiques. Il ne leur est pas interdit, mais il doit être consommé avec modération et être inclus dans le compte journalier des glucides. Il est plus intéressant que le sucre blanc de par sa concentration en fructose qui limite l'augmentation du taux de glycémie.