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Hormone synthétisée naturellement par l'organisme pour éviter l'accumulation de sucre dans le sang, l'insuline est également utilisée comme médicament chez les personnes qui n'en produisent qu'en quantité insuffisante.

Insuline : la principale hormone hypoglycémiante

L'insuline est une hormone produite par des cellules spécialisées (les cellules béta) présentes dans le pancréas, au niveau des îlots de Langherans.

Elle joue un rôle capital dans la régulation de la glycémie (taux de glucose dans le sang), car elle est la principale hormone hypoglycémiante de l'organisme, c'est-à-dire qu'elle est capable de faire baisser la glycémie. Elle agit en réponse à différents signaux de l'organisme, notamment l'hyperglycémie.  

Les glucides simples et complexes, consommés au cours d'un repas sous la forme de féculents, fruits, sucreries, etc., sont digérés par le tube digestif et libèrent du glucose, qui passe dans la circulation sanguine : c'est le pic de glycémie post-prandiale.

L'insuline est alors sécrétée par le pancréas et va se fixer sur des récepteurs à la surface de certaines cellules pour y faire entrer le glucose, au niveau des muscles, du foie ou des tissus graisseux. Elle permet ainsi de maintenir un taux de glucose sanguin relativement constant, aux alentours de 1 g/l. 

Insulinothérapie et diabète

Le diabète, et particulièrement le diabète de type 1, correspond à un déficit total ou partiel en insuline. L'organisme perd ainsi une bonne partie de sa capacité à faire baisser la glycémie.

L'insuline est alors utilisée comme médicament chez des patients atteints de diabète, pour compenser la carence. L'insuline doit être administrée quotidiennement, et le plus souvent plusieurs fois par jour, après contrôle de la glycémie. 

Cas d'utilisation

Le diabète est un trouble du métabolisme se traduisant par un excès de glucose dans le sang (hyperglycémie). On distingue :

  • Le diabète de type 1 : l'organisme ne produit que très peu, voire pas du tout d'insuline ; il apparaît généralement au cours de l'enfance ou de l'adolescence.
  • Le diabète de type 2, caractérisé par une insulino-résistance : les cellules deviennent insensibles à l'action de l'hormone. Il peut également être associé à une diminution de la sécrétion d'insuline. Il apparaît plus fréquemment chez des patients de plus de 40 ans.

L'administration d'insuline est systématique chez les sujets diabétiques de type 1 pour toute la durée de la vie. Elle peut devenir nécessaire chez les sujets diabétiques de type 2, lorsque la maladie est avancée, et chez les femmes atteintes de diabète gestationnel, lorsque les mesures hygiéno-diététiques sont insuffisantes. 

Différents types d'insuline

La première injection d'insuline date de 1922 et a permis depuis de sauver la vie de nombreux sujets diabétiques de type 1. En effet, sans injection d'insuline, le pronostic vital d'un sujet diabétique de type 1 est rapidement engagé. 

Pour permettre d'adapter au mieux l'insulinothérapie au cas de chaque patient, les laboratoires pharmaceutiques ont développé différents types d'insuline, qui agissent plus ou moins rapidement :

  • L'insuline ultra-rapide agit en 5 à 10 minutes et pendant 5 heures au maximum ; elle peut être prise en début de repas.
  • L'insuline rapide doit être prise 30 minutes avant le repas, durée nécessaire à son action.
  • L'insuline intermédiaire agit en 1 heure et sur une période de 10 à 12 heures.
  • L'insuline lente agit en 1 à 2 heures et jusqu'à 24 heures ; elle est souvent prise le soir. 

Il existe également des mélanges de différents types d'insuline pour conjuguer des effets rapides et retardés. Généralement, un schéma d'insulinothérapie comprend au moins deux types d'insuline différents. 

Injection de l'insuline

L'insuline ne peut pas être administrée par voie orale. Elle doit être injectée. Actuellement, elle est administrée par deux moyens principaux :

  • des administrations d'insuline plusieurs fois par jour ;
  • une pompe à insuline, qui délivre des doses d'insuline en continu. 

Pour les patients qui s'injectent quotidiennement de l'insuline, il est important de respecter quelques règles sur les zones d'injection :

  • Sur une journée, les points d'injection doivent varier entre différentes régions du corps : le ventre, les cuisses, le haut du bras, les fesses.
  • Par contre, d'un jour à l'autre, il convient de piquer la même région au même horaire.
  • La zone autour du nombril, trop épaisse, doit être évitée.

Ces règles ont pour objectif d'éviter la lipodystrophie, qui provoque l'apparition de déformations (liées à l'accumulation de tissu graisseux) au niveau de la peau lorsque l'on se pique toujours au même endroit.