Voyager quand on est diabétique

Sommaire

Voyager quand on est diabétique peut être plus ou moins facile selon le type de diabète dont vous êtes atteint. Si les voyages avec un diabète de type 2 équilibré par les traitements semble facilement accessible, voyager avec un diabète de type 1 ou un diabète insipide peut paraître plus compliqué.

Pourtant, les voyages et les vacances ne sont pas contre-indiqués en cas de diabète. Toutes les destinations et les durées de séjour sont envisageables. Une bonne préparation et une bonne organisation sur place sont cependant nécessaires. 

Voyager quand on est diabétique de type 2

La majorité des patients atteints de diabète de type 2 sont pris en charge par des mesures hygiéno-diététiques (alimentation, activité physique) et/ou des médicaments antidiabétiques oraux.

Lire l'article Ooreka

Rien ne les empêche de voyager à l'autre bout du monde avec cette pathologie. Cependant, pour que le voyage se déroule en toute sérénité, quelques précautions s'imposent :

  • Consulter le médecin avant le départ pour s'assurer que tout va bien. Il est important de parler avec lui du voyage, de la destination, de la durée du séjour et du mode de transport. Il pourra vous donner les meilleurs conseils en fonction de votre voyage et de votre état de santé. 
  • S'assurer d'avoir tous les médicaments en quantité suffisante pour le voyage et le séjour. Il est préférable de prendre les médicaments nécessaires pour quelques jours supplémentaires, en cas de problème lors du voyage de retour. Dans tous les cas, il est impératif d'avoir sur soi pendant le voyage une ordonnance valide, indiquant tous les traitements en cours.  
  • Sur place, il est capital de faire attention à tout ce qui pourrait déséquilibrer le diabète, notamment une infection, par exemple un épisode de gastro-entérite
  • De même, il faut prendre garde à ne pas se blesser, par exemple aux pieds. 
Lire l'article Ooreka

Voyager quand on a un diabète de type 1

Vivre au quotidien avec un diabète de type 1 peut s'avérer compliquer, même chez soi. Alors partir à l'autre bout du monde ou même à quelques heures de son domicile pour quelques jours ou semaines peut vite ressembler à un immense défi.

Pourtant, les voyages et les vacances ne sont pas impossibles, même avec un diabète de type 1. Il est toutefois indispensable de bien s'organiser, d'anticiper et d'assurer un maximum de sécurité : kit de voyage, recommandations à l'entourage, etc.

Voyager pour un adulte diabétique de type 1

Les vacances en France ne posent aucun problème au sujet diabétique de type 1, s'il respecte quelques précautions indispensables :

  • garder en permanence avec lui son carnet d'autosurveillance, ses réserves d'insuline et les ordonnances valides de ses médecins ;
  • transporter les ampoules d'insuline en boîte isotherme : celles-ci se conservent entre 2 et 8 degrés, alors que les cartouches pour stylo injecteur sont stables pendant 2 semaines à 25 degrés (à vérifier sur la notice de chaque modèle) ;
  • s'assurer d'avoir la bonne quantité d'insuline, mais aussi de lancettes et de bandelettes pour toute la durée du séjour ;
  • vérifier le bon fonctionnement du lecteur de glycémie avant le départ, et prendre des piles de rechange. 

Un séjour à l'étranger, surtout hors d'Europe, se prépare. En plus des précédentes recommandations, il faut, avant de partir, penser à :

  • vous renseigner auprès de la compagnie aérienne sur les conditions de transport des médicaments injectables ;
  • vérifier la proximité d'une pharmacie et d'un hôpital ;
  • demander le type d'alimentation proposée dans le centre d'hébergement ;
  • déclarer les seringues et les médicaments lors du passage de la douane et des autorités policières ;
  • vous munir de votre assurance en cas d'hospitalisation ;
  • garder sur soi les doses suffisantes pour la durée d'un voyage long, tel qu'un vol transatlantique ou un trajet avec plusieurs correspondances.

Il est important d'être accompagné par un proche, capable de reconnaître les signes annonciateurs d'une hypoglycémie ou d'une hyperglycémie et d'effectuer les gestes d'urgence (mesure de la glycémie capillaire, injection d'une dose d'insuline) en cas de problème.

+++

Voyager avec un enfant diabétique de type 1

Un enfant diabétique 1 peut très bien partir dans un centre de vacances, à condition que l'encadrement sache faire face aux petites différences de régime alimentaire et aux malaises éventuels. L'idéal semble toutefois d'envoyer l'enfant diabétique en centre de vacances géré par une association de jeunes diabétiques :

  • l'encadrement est parfaitement formé et contribuera à poursuivre l'éducation du jeune diabétique ;
  • le régime est adapté ;
  • les activités physiques sont conçues en fonction des contraintes.

Dans ces centres, l'enfant diabétique ne se sent pas isolé ou différent, au contraire, il partage le séjour avec d'autres enfants comme lui dans un environnement rassurant. Cette banalisation de son état le rassure et lui offre des moments de partage : l'acceptation de la maladie en est généralement meilleure.

Voyager quand on a un diabète insipide

Selon la cause et le traitement du diabète insipide, il peut être plus ou moins complexe de voyager.

Si le patient est traité par des médicaments injectables, les mêmes précautions que pour les patients diabétiques de type 1 sont nécessaires. Comme pour tout patient atteint d'une maladie chronique, il faut s'assurer d'avoir suffisamment de médicaments pour le voyage et le séjour, mais aussi une ordonnance en cours de validité. 

Si les symptômes du diabète insipide sont importants, il est capital de prendre garde au risque de déshydratation, surtout lorsque le voyageur a choisi un pays chaud et sec comme destination. Il est nécessaire de se renseigner sur les services médicaux d'urgence en cas de problème sur place. 

Dans tous les cas, il est fondamental d'aborder la question du voyage avec le médecin, qui prodigue les meilleurs conseils, en fonction de la situation de chaque patient. Le cas échéant, il pourra déconseiller le voyage, s'il l'estime trop risqué pour la santé du patient.

Lire l'article Ooreka