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Le diabète de type 1 représente environ 10 % de l'ensemble des cas de diabète.

Le diabète de type 1, anciennement appelé diabète insulinodépendant (DID), diabète juvénile ou encore diabète maigre, affecte généralement des sujets jeunes, dès l'enfance ou l'adolescence. Il s'oppose au diabète de type 2, le plus fréquent, également appelé diabète non-insulinodépendant ou diabète gras.

Jusqu'à la mise au point des premiers traitements par des injections d'insuline extraite de pancréas de porc, le diabète de type 1 était une pathologie mortelle. Hors cas exceptionnels à ce jour, elle nécessite une insulinothérapie à vie. 

Qu'est-ce que le diabète de type 1 ?

Le diabète de type 1 est dû à une carence partielle ou totale en insuline, consécutive à la destruction des cellules bêta des îlots de Langerhans du pancréas, les cellules qui sécrètent naturellement l'insuline pour réguler la glycémie.

Les cellules produisant l'insuline sont détruites par un mécanisme auto-immun, une situation au cours de laquelle les défenses immunitaires de l'organisme se retournent contre certaines de ses propres cellules.

La preuve du mécanisme auto-immun est fournie par la présence dans le sang des patients diabétiques d'auto-anticorps, spécifiquement dirigés contre les cellules bêta. Ces auto-anticorps sont détectables, parfois avant l'apparition des premiers signes du diabète de type 1. En effet, les symptômes du diabète n'apparaissent que lorsqu'au moins 80 % des cellules bêta ont été détruites.

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Cette carence en insuline ne peut être compensée que par l'injection répétée de cette hormone, ce qui implique donc une insulinothérapie à vie.

Quels sont les facteurs de risque du diabète de type 1 ?

Il n'existe pas une cause unique au diabète de type 1 et son origine exacte reste souvent mal connue. Le diabète de type 1 est qualifié par les spécialistes de maladie multifactorielle, car elle se développe lorsque se produit une conjonction entre des facteurs génétiques de prédisposition, des facteurs immunitaires et des facteurs environnementaux.

Facteurs de prédisposition génétique

Depuis longtemps, les médecins ont observé que le diabète de type 1 est plus fréquent dans certaines familles ou dans certains pays, ce qui évoque fortement un facteur génétique. Alors que la fréquence de la maladie est d'environ 0,4 % dans la population générale, le risque de déclarer un diabète de type 1 augmente dans certaines situations :

  • 5 % si l'un des parents, un frère ou une sœur sont diabétiques de type 1 ;
  • 15 % si le sujet et son parent au 1er degré ont le même marqueur HLA (Human Leukocyte Antigen), l'équivalent cellulaire du groupe sanguin des globules rouges ;
  • 30 % si les deux parents sont diabétiques de type 1 ;
  • 50 % si un jumeau homozygote (vrai jumeau) est atteint ;
  • 70 % si les deux jumeaux ont le même marqueur HLA.

Les chercheurs ont pu identifier jusqu'ici une vingtaine de gènes de prédisposition, situés notamment sur le chromosome 6.

Cependant, les facteurs génétiques ne sont pas à eux seuls capables d'expliquer l'apparition du diabète de type 1. En effet, 1 cas sur 10 seulement survient dans un contexte familial, tous les autres cas surviennent dans des familles jusqu'alors épargnées. Par ailleurs, la concordance limitée à 50 % entre vrais jumeaux montre l'intervention d'autres facteurs, certains encore mal connus.

Facteurs environnementaux

Des facteurs environnementaux peuvent expliquer pourquoi des sujets prédisposés génétiquement déclarent ou non un diabète de type 1. Ils agiraient en déclenchant le processus auto-immun. Selon les épidémiologistes, les principaux facteurs environnementaux concernés sont :

  • des infections virales, comme la rubéole, l'infection par le cytomégalovirus (CMV), les oreillons ou l'infection par les virus de type coxsackie ;
  • l'introduction précoce du lait de vache, même sous forme de lait infantile, par rapport à l'effet protecteur de l'allaitement maternel, qui abaisserait le risque de développer un diabète de type 1 de 15 % lorsque l'allaitement est prolongé au moins 4 mois après la naissance ;
  • l'exposition à des substances toxiques encore mal identifiées ;
  • l'âge de la mère au moment de la grossesse ;
  • une carence en vitamine D chez le nourrisson, ce qui pourrait expliquer la plus grande fréquence de la maladie dans les pays nordiques.

Quels sont les facteurs déclencheurs du diabète de type 1 ?

Au-delà des facteurs impliqués dans le développement du diabète de type 1, les chercheurs ont pu identifier des facteurs déclencheurs de la maladie. Ces derniers sont le plus souvent retrouvés dans les jours qui précèdent l'apparition d'un diabète de type 1. Il s'agit principalement d'une infection virale, parfois marquée uniquement par un épisode de forte fièvre.

Il existe par ailleurs des pics saisonniers d'apparition du diabète de type 1, correspondant à des pics épidémiques, notamment de rubéole, de grippe saisonnière ou d'oreillons. L'organisme, en produisant des anticorps pour lutter contre ces virus, pourrait déclencher le processus auto-immun, avec la production d'auto-anticorps.

Le stress ou un choc affectif important sont également évoqués. Ils agiraient surtout comme des accélérateurs ou des révélateurs du diabète de type 1, plutôt que comme un réel facteur déclencheur. En effet, des auto-anticorps sont immédiatement retrouvés, ce qui montre que la maladie était déjà présente, mais silencieuse et donc non déclarée. 

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