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Par définition, le diabète est un terme général, qui regroupe pourtant différentes maladies. Il faut distinguer le diabète sucré du diabète insipide. Par abus de langage, lorsqu'on parle de « diabète », on sous-entend le plus souvent diabète sucré.

Les diabètes sucrés, des pathologies fréquentes en plein essor

Le diabète sucré est une affection caractérisée par l'augmentation du taux de glucose (sucre) dans le sang (augmentation de la glycémie), en lien avec un dysfonctionnement dans les mécanismes de régulation de la glycémie.

Le diabète se définit par une glycémie plasmatique (c'est-à-dire un taux de glucose dans le sang) supérieure à 2 g/l à n'importe quel moment de la journée ou par une glycémie supérieure à 1,26 g/l à jeun à au moins deux reprises.

Le diabète sucré regroupe des maladies de mécanisme et d'évolution très différents :

  • Le diabète de type 1, autrefois appelé diabète insulinodépendant (DID) ou juvénile, dû à une carence brutale et souvent totale en insuline : il débute une fois sur deux avant 20 ans, parfois chez le petit-enfant, et presque toujours avant 35 ans. Son origine précise n’est pas encore totalement élucidée, et il n'est donc pas évitable. L’insulinothérapie à vie est le seul traitement possible à ce jour.
  • Le diabète de type 2, autrefois appelé diabète non-insulinodépendant (DNID) ou diabète gras (ou encore diabète de la maturité), représente 90 % des diabètes. Son origine est liée à une résistance des tissus à l'action de l'insuline, entraînant une augmentation de la production d’insuline qui aboutit, après de longues années, à un épuisement du pancréas ; il débute rarement avant 45 ans et touche surtout des adultes en surpoids. Le traitement repose sur des mesures hygiéno-diététiques, des médicaments antidiabétiques oraux, voire une insulinothérapie après plusieurs années d'évolution.
  • Le diabète gestationnel, seul diabète sucré transitoire, est lié à un défaut d'action de l'insuline dans la deuxième moitié de la grossesse et disparaît le plus souvent après l'accouchement. Il constitue néanmoins un facteur de risque de développer un diabète de type 2. Le traitement repose sur des mesures hygiéno-diététiques, voire sur l’injection quotidienne d’insuline, les médicaments antidiabétiques oraux étant tous contre-indiqués pendant la grossesse.
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Selon la Fédération internationale du diabète, en France, 1 malade sur 5 ignore qu’il est atteint de cette maladie chronique (le plus souvent un diabète de type 2). Les derniers chiffres (de 2016 et dévoilés en 2018) indiquent que plus de 3,3 millions de personnes reçoivent au moins un traitement médicamenteux contre le diabète, soit 5 % de la population et en 2017, 8,4 % de la population mondiale était concernée par cette pathologie.

Les diabètes sucrés sont en constante augmentation depuis quelques décennies, notamment en raison des mauvaises habitudes alimentaires et de la sédentarité.

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Les diabètes insipides, des maladies rares

Le diabète insipide est une maladie caractérisée par l'impossibilité de réabsorber correctement l'eau au niveau du rein.

Beaucoup moins fréquents que les diabètes sucrés, les diabètes insipides correspondent à un dysfonctionnement dans la production ou l’action de l’hormone antidiurétique, encore appelée vasopressine. Cette hormone régule au niveau des reins la réabsorption d’eau de l’urine primitive, pour concentrer les urines avant leur émission dans la vessie.

Selon le dysfonctionnement en cause, deux types de diabète insipide sont définis :

  • Le diabète insipide central correspond à un déficit de production de l’hormone antidiurétique au niveau de l’axe hypothalamo-hypophysaire (glandes situées au niveau du cerveau).
  • Le diabète insipide néphrogénique correspond à une résistance des tissus rénaux à l’action de l’hormone antidiurétique. 

De multiples causes peuvent provoquer un diabète insipide, qui peut survenir à tous les âges de la vie. Le traitement repose sur des mesures hygiéno-diététiques, l’administration de dérivés synthétiques de vasopressine et d’autres types de médicaments, notamment des diurétiques.

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