Glycémie

Écrit par les experts Ooreka
 

La glycémie est le taux ou concentration de glucose dans le sang. Elle est maintenue à un niveau à peu près constant grâce à des mécanismes de régulation. Un dérèglement peut être le signe d'un diabète.

La glycémie normale

Bien qu'il varie au moment des repas ou lors de la prise de certains médicaments, le taux de sucre dans le sang doit être à peu près le même chez tous les individus.

Mesures de la glycémie

La mesure de la glycémie peut se faire :

  • par piqûre au bout du doigt et lecture dans un lecteur de glycémie : c'est la glycémie capillaire ;
  • par prélèvement sanguin et analyse en laboratoire : c'est la glycémie veineuse (ce prélèvement se fait généralement le matin, à jeun) ;
  • au moyen d'un capteur placé à l'arrière du bras qui réalise un scan, mesure instantanément le taux de sucre, et le transmet à un lecteur Freestyle Libre. Ce procédé innovant non intrusif est remboursé à 100 % par la Sécurité sociale depuis le 1er juin 2017 (arrêté du 4 mai 2017).

À noter : les trois valeurs sont normalement identiques.

Valeurs normales de la glycémie

La glycémie s'exprime en millimole par litre (unités internationales), ou en grammes par litre (unités usuelles). Une mmol/l correspond à 0,18 g/l. Les deux unités sont souvent présentes dans les résultats de laboratoire réalisés en ville alors que les médecins hospitaliers sont plus habitués aux unités internationales.

La glycémie normale se situe :

  • à jeun : entre 4,4 et 6,1 mmol / l, soit 0,8 à 1,1 g / l ;
  • deux heures après la fin d'un repas (glycémie post-prandiale) : inférieure à 7,8 mmol / l, soit inférieure à 1,4 g / l.

Un résultat supérieur à ces valeurs est une hyperglycémie. Une valeur inférieure est une hypoglycémie.

Régulation de la glycémie

Le maintien de la glycémie à des valeurs normales est essentiel au bon fonctionnement des organes, notamment du cerveau et des muscles. L'ensemble de la régulation est sous le contrôle d'hormones. Cet équilibre dépend de plusieurs phénomènes :

  • des apports alimentaires, des synthèses endogènes et du déstockage de glucose pour élever la glycémie ;
  • du stockage et de la pénétration cellulaire du glucose pour l'abaisser.

Régulation de la glycémie : l'insuline, une hormone hypoglycémiante

L'insuline est une hormone sécrétée par la glande du pancréas, plus précisément par les cellules bêta des îlots de Langerhans. Schématiquement, le pancréas mesure continuellement la dose d'insuline nécessaire au transport du glucose dans les cellules. Quand la glycémie s'élève, l'insuline est déversée directement dans le sang et remplit un double rôle :

  • Elle permet de faire pénétrer le glucose sanguin dans les cellules qui en ont besoin ou qui peuvent le stocker, comme les cellules adipeuses et le foie.
  • Parallèlement, elle freine les processus de synthèse endogène (autrement dit la production) de glucose dans le foie.

On dit donc de l'insuline qu'elle est hypoglycémiante dans la mesure où elle réduit la concentration de glucose dans le sang. En absence d'insuline (ou d'insulinorésistance), comme c'est le cas dans le diabète de type 1, le glucose peine à pénétrer dans les cellules et la glycémie reste élevée, surtout après un apport alimentaire.

Bon à savoir : l'insulinorésistance joue également un rôle dans la maladie de Parkinson car l'insuline intervient dans la régulation de l'activité dopaminergique. Ainsi, certains troubles de la glycémie (intolérance au glucose, diabète de type 2, insulinorésistance) peuvent contribuer à des dysfonctionnements de la sécrétion de dopamine.

Les hormones hyperglycémiantes

On distingue trois hormones hyperglycémiantes qui jouent le rôle inverse de l'insuline :

  • Le glucagon : sécrété par les cellules alpha des îlots de Langerhans du pancréas et déversé directement dans le sang, le glucagon provoque en quelques minutes la libération de glucose stocké sous forme de glycogène dans le foie et les muscles. Les médecins injectent du glucagon dans le traitement des malaises hypoglycémiques sévères.
  • L'adrénaline : cette hormone du stress a les mêmes effets que le glucagon, mais agit plus rapidement et plus brièvement.
  • Le cortisol des glandes surrénales et l'hormone de croissance de l'hypophyse ont un effet hyperglycémiant lent et à long terme. Ces hormones, particulièrement utiles en cas de jeûne prolongé, permettent de produire du glucose.

Rôle des reins dans la glycémie

Dans les limites d'une glycémie normale, le rein réabsorbe le glucose que son glomérule (amas de vaisseaux) a filtré avec le plasma. Cette fonction sature quand la glycémie est très élevée, dans un diabète sucré par exemple. Une partie du glucose en excès est alors éliminé dans les urines : c'est la glycosurie. En moyenne, une glycosurie apparaît quand la glycémie est supérieure à 9 mmol / l soit 1,62 g / l.

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