Régime du diabétique de type 2

Écrit par les experts Ooreka
 

Dans le cadre du diabète de type 2, le régime est une composante majeure du traitement. Il doit couvrir tous les besoins, en évitant autant les excès de graisses que les pics glycémiques après les repas et lutter contre les excès de poids.

Règles de base du régime pour diabète de type 2

Dès la découverte du diabète, il est recommandé de changer son alimentation et ses habitudes de vie. Un régime adapté peut en effet suffire à normaliser les glycémies. Si les modifications alimentaires ne sont pas efficaces au bout de 3 mois, un traitement par médicaments antidiabétiques oraux ou insuline est rajouté.

Diabète de type 2 : diminuer l'insulinorésistance

L'amaigrissement permet de diminuer l'insulinorésistance, d'améliorer l'équilibre métabolique et de corriger les anomalies lipides si elles existent. La pratique d'une activité physique régulière constitue également un élément essentiel du traitement car il permet de diminuer l'insulinorésistance et de perdre du poids.

Apports recommandés dans le régime du diabète de type 2

Chez le diabétique 2 de poids normal, les apports caloriques doivent être normaux. En revanche, chez le diabétique 2 en surpoids, les apports caloriques doivent être légèrement diminués ou ramenés à un niveau normal d'environ 2000 à 2200 calories chez le sédentaire, jusqu'à 2500 calories chez le travailleur manuel ou le sportif. Le but est de provoquer une perte de poids lente et très progressive pour ne pas favoriser l'effet yoyo.

Répartition des apports

L'ensemble de la ration quotidienne doit être pris en trois repas au moins, équilibrés en apport calorique :

  • un petit déjeuner substantiel ;
  • un déjeuner ;
  • un dîner.

La régularité des horaires peut être moins rigoureuse que chez le diabétique 1, sauf en cas de prise de sulfamide hypoglycémiant ou d'injection d'insuline chez le diabétique âgé. Il faut toutefois faire en sorte de ne pas sauter de repas et de respecter les horaires.

Régime pour diabète de type 2 : ce qu'il faut éviter

Chaque repas doit comporter 50 à 55 % de glucides choisis pour leur index glycémique moyen ou bas. Il est possible de consommer de petites portions d'aliments à index élevé (pommes de terre, riz à cuisson rapide) s'ils sont mélangés à des légumes verts plutôt riches en fibres végétales qui étaleront le pic glycémique.

En outre, certaines précautions sont à respecter :

  • Tous les repas trop lourds sont déconseillés.
  • Il est préférable d'éviter les aliments raffinés et les sauces et préparations trop riches en graisses (d'une façon générale, il est préférable de ne pas consommer d'aliments industriels).
  • Inversement on fera en sorte de consommer des aliments biologiques et complets.
  • Il faut éviter les produits laitiers et limiter sa consommation de viande (graisses animales saturées), de sucre et de sel.
  • Il faut en revanche privilégier les légumineuses, les céréales et graines entières ainsi que les fruits et légumes frais. Il est d'ailleurs recommandé d'augmenter la consommation des aliments à fibres pour favoriser l'élimination intestinale et une moins bonne absorption des sucres.
  • Il faut augmenter sa consommation de protéines animales et/ou végétales.
  • L'eau et les boissons non sucrées sont les seules autorisées (évitez aussi le thé et le café), surtout en dehors des repas où il est possible de boire un verre de vin ou de bière.

Bon à savoir : il est important de bien mastiquer les aliments et de manger avec plaisir dans un environnement calme.

Régime pour diabète de type 2 : les idées fausses

De nombreuses idées fausses sont apparentées au diabete de type 2. Elles sont les mêmes que pour le diabète de type 1 :

  • Le sucre est interdit : FAUX. L'apport en sucre ne doit pas dépasser 1/10 de l'apport en glucides, soit 20 à 25 g par jour, dans les produits consommés au cours de repas : viennoiserie pâtisserie, dessert lacté. En revanche, le grignotage de produits sucrés et la consommation de boissons sucrées sont très déconseillés.
  • La part des glucides doit être réduite : FAUX. Réduire les glucides, c'est augmenter la part des lipides, dont les acides gras qui sont à l'origine de la résistance à l'insuline.
  • Il faut distinguer sucres rapides (simples) et sucres lents (féculents) : FAUX. Le miel, le fructose et même le sucre de table élèvent moins la glycémie que les pommes de terre à l'eau. En pratique, il faut favoriser les aliments d'indice glycémique bas ou moyen : pâtes juste cuites, riz complet ou basmati, légumes secs, céréales et pain complets, fruits mûrs. En revanche, il faut éviter les aliments d'index glycémique élevé : pommes de terre à l'eau ou en purée, riz blanc à cuisson rapide, pain blanc, corn-flakes.

Place des édulcorants dans le régime pour diabète de type 2

Un édulcorant est un produit naturel ou de synthèse destiné à remplacer le sucre dans les boissons ou les préparations alimentaires industrielles. Il est doté d'un fort pouvoir sucrant pour un apport calorique nul ou presque.

Édulcorants : des bienfaits limités et contestés pour le diabète de type 2

Le principal intérêt des édulcorants est de satisfaire l'éventuelle attirance irrépressible pour le goût sucré chez le diabétique et le sujet en surpoids. C'est particulièrement le cas pour les boissons type soda. En revanche, de nombreuses études montrent qu'ils n'ont aucun bénéfice à long terme sur le diabète ou le surpoids. Plusieurs études récentes affirment même que les édulcorants et les boissons édulcorées aggravent le diabète et l'obésité.

Parmi les mécanismes possibles, l'utilisation massive des édulcorants modifierait la flore intestinale et accentuerait indirectement l'intolérance au glucose. Les nutritionnistes accusent aussi la fausse sécurité ressentie par le consommateur de produits aux édulcorants, ce qui le conduit à en augmenter sérieusement la consommation alors que ces produits apportent encore un nombre important de calories.

La place des édulcorants dans l'alimentation du diabétique est possible mais limitée : mettre de temps en temps un peu d'aspartame, de cyclaméte ou de stevia à la place du sucre dans un café ou une infusion, boire occasionnellement un soda édulcoré à la place du soda sucré, pourquoi pas ? Mais consommer en permanence des produits édulcorés semble pour le moins inutile et peut-être plus dangereux qu'efficace sur le diabète.

Bon à savoir : de nombreuses rumeurs, trop vite relayées par les médias, ont accusé des édulcorants, dont l'aspartame, d'être cancérogènes. En réalité, aucune étude sur l'espèce humaine n'a confirmé la réalité de cette rumeur. L'aspartame a notamment été innocenté par l'Agence européenne de sécurité des aliments en 2010.

Édulcorants autorisés

Plus d'une dizaine d'édulcorants sont autorisés comme additifs alimentaires (E950 à E962), ainsi que divers « édulcorants de masse » comme les polyols ou certains sirops végétaux. Les édulcorants de synthèse les plus utilisés sont

  • la saccharine, de moins en moins utilisée, pouvoir sucrant de 30 à 50 fois celui du saccharose ;
  • le cyclamate, pouvoir sucrant de 30 à 50 ;
  • l'aspartame, pouvoir sucrant de 180 ;
  • l'acésulfane-K, pouvoir sucrant de 200 ;
  • le sucralose, pouvoir sucrant de 600.

Depuis quelques années, un édulcorant naturel extrait d'une petite plante a pris une place croissante : le stevia. Sa consommation augmente rapidement et représenterait déjà près de 20 % du marché des édulcorants. Le ribaudioloside A, principale substance active de la plante, a un pouvoir sucrant qui atteint 300 fois celui du saccharose.

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