Symptômes du diabète de type 2

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Contrairement au diabète de type 1, les symptômes du diabète de type 2 sont le plus souvent inexistants ou minimes, et la pathologie peut longtemps passer inaperçue.

C'est une maladie silencieuse qui nécessite une surveillance médicale régulière, notamment chez les sujets présentant un ou plusieurs facteurs de risque. Il n’est pas rare, en effet, que la maladie ne soit diagnostiquée qu’au stade des complications tardives.

Le prédiabète : les premiers symptômes du diabète de type 2

Il n'existe aucun symptôme caractéristique de la résistance à l'insuline ou de l’intolérance au glucose, les premiers stades à l’origine du diabète de type 2. Il est donc impossible d’identifier précocement la maladie à partir des seuls signes cliniques évoqués par le patient.

À ce stade, la détection de la maladie repose uniquement sur les prises de sang pour déterminer la glycémie (taux de glucose dans le sang). Pourtant, chaque année, 1 sujet prédiabétique sur 7 évolue vers un diabète de type 2 avéré.

Le risque est d'autant plus élevé en cas d'hyperglycémie, c’est-à-dire quand la glycémie à jeun s'approche de 1,26 g/l. C’est pourquoi les médecins généralistes prescrivent de temps en temps une glycémie à leurs patients, dès qu’ils entrent dans la seconde moitié de leur vie, la période où se développe généralement le diabète de type 2.

Les personnes présentant un ou plusieurs facteurs de risque dedévelopper un diabète (antécédents familiaux de diabète, surpoids ou obésité, syndrome métabolique, troubles lipidiques ou glucidiques, antécédents personnels de diabète gestationnel, …) sont généralement surveillées plus étroitement.

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Les symptômes du diabète de type 2 avéré

Lorsque la maladie diabétique est installée, les sujets concernés ou les médecins généralistes ne constatent généralement aucun symptôme inhabituel révélateur d’un diabète de type 2 avéré, et ce, pendant des années. Néanmoins, certaines personnes peuvent ressentir des signes évocateurs, tels que :

  • des douleurs et une faiblesse musculaire dans les jambes ;
  • des pieds froids et sensibles ;
  • des infections bactériennes ou des mycoses à répétition ;
  • des taches de couleur ocre sur la peau.

Avec l’évolution de la maladie diabétique, quand le pancréas commence à s'épuiser et qu'une carence relative en insuline apparaît, des signes plus spécifiques peuvent survenir, tels que :

  • une augmentation inhabituelle de la soif, surtout après les repas ;
  • une augmentation du volume des urines, surtout après des repas riches ou copieux ;
  • des symptômes évocateurs d'une hyperglycémie ou d'une hypoglycémie.

Ces signes, proches des symptômes évocateurs du diabète de type 1, ne surviennent qu'après de longues années de diabète de type 2 silencieux. Là encore, seule une prise de sang pour déterminer la glycémie permet de poser avec certitude le diagnostic du diabète de type 2.

Les symptômes du diabète de type 2 évolué

Avec les années, un diabète de type 2 non traité peut se traduire, en dehors de la polyurie (augmentation du volume des urines) et de la polydipsie (augmentation de la soif et de la consommation de boissons), par :

  • des complications aiguës comme le malaise hypoglycémique et le coma diabétique ;
  • des complications chroniques tardives, notamment rénales, oculaires, nerveuses, cardio-vasculaires, dentaires, infectieuses, etc.

De plus, selon une étude, les troubles cognitifs concerneraient 29 % des sujets diabétiques âgés de 75 à 79 ans et le risque de démence serait doublé chez ces patients.

Il n’est pas rare que les sujets diabétiques de type 2 ne soient diagnostiqués qu’au stade de diabète évolué, lorsqu’une ou plusieurs complications tardives du diabète apparaît.

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Entre 40 et 50 ans, comme ce diabète sucré évolue le plus souvent sournoisement, il ne faut pas négliger les bilans de santé annuels, qui permettent de faire le point sur la glycémie. Si elle est anormale, une seconde glycémie à jeun permettra de confirmer ou non l’existence d’un diabète de type 2 et donc d’instaurer des mesures hygiéno-diététiques, voire un traitement adapté.

Le diagnostic et la prise en charge précoce de la maladie sont essentiels pour ralentir l’évolution de la maladie et réduire autant que possible le risque de complications graves à moyen et long termes.