Vivre avec un diabète de type 1

Sommaire

Bien vivre au quotidien avec un diabète de type 1 est aujourd'hui possible dès lors que l'on sait éviter les hypoglycémies et les hyperglycémies. Pour cela, l'alimentation du diabétique 1 et l'insulinothérapie doivent être surveillées et respectées.

Hygiène de vie en cas de diabète de type 1

Outre les règles d'hygiène et d'alimentation, le sujet diabétique de type 1 doit s'appliquer à :

  • respecter des horaires réguliers dans tous les domaines, de manière à respecter les contraintes des heures de repas et d'injection d'insuline ;
  • éviter les abus d'alcool, cause majeure d'hypoglycémie ;
  • éviter le tabagisme, très toxique pour les vaisseaux sanguins déjà fragilisés par le diabète.
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L'enfant diabétique peut jouer normalement, sous surveillance quand il est très petit, plus librement dès qu'il sait reconnaître les signes annonciateurs d'un malaise hypoglycémique et refuser les tentations sucrées offertes par les camarades.

Une vie la plus stable et la plus équilibrée possible est recommandée pour un contrôle optimal du diabète. Une recommandation que les patients les plus jeunes, enfants et adolescents, ont souvent du mal à accepter, et à suivre. Un accompagnement médical, voire psychologique peut être utile. 

Faire du sport avec un diabète de type 1

La pratique du sport n'est pas contre-indiquée chez le sujet diabétique de type 1. De nombreux sportifs de haut niveau, avec l'entraînement intensif que cela suppose, sont diabétiques. Il existe même une équipe professionnelle composée uniquement de cyclistes diabétiques sous insuline.

Quelques adaptations sont toutefois nécessaires :

  • Les horaires d'entraînement et de compétition sont adaptées aux horaires des repas, des collations et des doses d'insuline, en liaison avec le diabétologue.
  • Le niveau calorique est ajusté en fonction des dépenses physiques.
  • Des boissons énergétiques ou légèrement sucrées sont absorbées tout au long de l'exercice dès qu'il dépasse trente minutes, de manière à absorber 15 à 20 g de sucre toutes les demi-heures.
  • Le sac de sport doit contenir des sachets, de comprimés de glucose ou une bouteille de soda à ingérer en cas de malaise.
  • L'encadrement sportif (entraîneurs, équipiers, dirigeants, fédération) doit être informé du diabète et apprendre à détecter les premiers signes d'une hypoglycémie, comme des sueurs anormales ou la répétition d'erreurs de jugement.
  • La glycémie capillaire est contrôlée en fin d'exercice ou d'entraînement.

D'une manière générale, on recommande de pratiquer une activité mêlant force et endurance. Si vous y rajoutez de la vitesse, vous multipliez encore les bénéfices. L'important est d'être régulier (trois ou quatre fois par semaine) et de pratiquer une activité adaptée, dans la mesure de vos possibilités.

Certains sports restent néanmoins déconseillés, car il serait difficile de gérer une hypoglycémie, notamment :

  • les sports mécaniques ;
  • le parachutisme ;
  • la haute montagne ;
  • la navigation en solitaire ;
  • la plongée sous-marine ;
  • les épreuves d'endurance en milieu isolé ou climat extrême.

En cas de doute, le médecin agréé prendra une décision pour ou contre la pratique de l'activité, avec ou sans limites.

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Diabète de type 1 chez l'enfant

L'enfant, surtout lorsqu'il grandit et gagne en autonomie, peut ressentir des difficultés à vivre au quotidien avec une maladie chronique, comme le diabète de type 1. Son parcours scolaire et ses activités extra-scolaires peuvent être impactées par la maladie, les traitements et les rendez-vous médicaux. 

L'enfant diabétique de type 1 peut être scolarisé tout à fait normalement dans les établissements proches de son lieu d'habitation. Il peut déjeuner à la cantine et être accueilli pendant le temps périscolaire ou les vacances.

Une circulaire ministérielle du 16 novembre 1999 confirme ce principe et en définit les modalités d'application. Il existe de fait un Plan d'Accueil Individualisé (PAI) :

  • il est établi à la demande de la famille entre le médecin traitant, le diabétologue et le médecin scolaire ;
  • il est remis à la direction et aux enseignants en charge de l'enfant auxquels il s'impose ;
  • il peut imposer le stockage d'insuline et de moyens d'injection, de produits d'urgence (glucose, par exemple) et autoriser la détention d'un lecteur de glycémie dès que l'enfant est autonome, dans un endroit de l'école toujours accessible à l'enfant diabétique en présence d'un adulte ;
  • il précise les règles générales (alimentation, activités physiques) et la conduite à tenir en cas d'incident ou de malaise (mise au repos, appel des parents ou des secours, administration de glucose).

À l'école comme en-dehors, l'enfant diabétique pratique normalement les activités physiques et sportives : le diabète n'est pas un motif de dispense systématique et permanente. Toutefois, le professeur de sport doit :

  • être informé de l'état de santé de l'enfant ;
  • savoir repérer les signes d'hypoglycémie et arrêter l'enfant en cas de fatigue ;
  • appliquer les consignes du PAI en cas de malaise ;
  • autoriser une collation réparatrice adaptée à l'effort fourni.

Partir en vacances avec un diabète de type 1

Vivre avec un diabète de type 1 ne signifie pas qu'il faille se priver de vacances. Le sujet diabétique de type 1 peut partir en vacances n'importe où dans le monde, à condition de préparer un minimum son voyage.

Quelques précautions et un minimum d'organisation sont nécessaires avant de partir en vacances, que ce soit pour les enfants ou pour les adultes diabétiques de type 1. 

Travailler avec un diabète de type 1

En théorie, rien ne contre-indique un patient diabétique de type 1 à travailler. Pourtant, il existe en France une liste de métiers déconseillés, voire interdits aux patients diabétiques de type 1 : on y trouve notamment la conduite de poids lourds ou de transports publics, les métiers des services de secours, les armées, les personnels navigants, les douanes ou encore la police.

Parfois, des dérogations à une interdiction de principe sont possibles, notamment dans l'armée, les douanes, la sécurité publique (pompiers), l'aviation civile, la marine marchande, les ingénieurs des Ponts et chaussées ou des Eaux et forêts.

Les associations de patients diabétiques militent pour une ouverture de l'ensemble des métiers aux patients diabétiques de type 1. 

Le choix d'un emploi et le respect de ses éventuelles contraintes doivent être discutés avec le diabétologue et le médecin du travail qui délivrera ou non le certificat d'aptitude et les limites exigibles par l'employeur. Dans certains cas, le sujet diabétique de type 1 peut bénéficier d'emplois réservés.

Grossesse et diabète de type 1

Il ne faut pas confondre la grossesse chez une patiente diabétique de type 1 avec le diabète gestationnel induit par la grossesse chez une femme jusqu'à lors non-diabétique.

La grossesse est possible chez une femme diabétique de type 1, les progrès des traitements et de l'autosurveillance du diabète de type 1 ayant largement réduit les événements indésirables.

Cependant, cette grossesse est considérée comme à risque et plusieurs points doivent être scrupuleusement surveillés :

  • Le contrôle de la glycémie est essentiel, toute hypoglycémie sévère ou hyperglycémie avec production d'acétone peut altérer le développement nerveux du bébé. Les mesures de glycémie capillaire sont systématiques une heure et demie avant et après les repas : toute glycémie supérieure au seuil fixé par le diabétologue implique une injection d'insuline rapide.
  • Une surveillance stricte de la grossesse est menée conjointement par le gynécologue et le diabétologue, surtout au troisième trimestre, pour dépister une éventuelle toxémie gravidique (hypertension artérielle, œdème, protéinurie) et sa redoutable complication, l'éclampsie dont le risque est multiplié par trois. Une toxémie gravidique peut imposer un accouchement prématuré.
  • Un enfant né à terme de mère diabétique pèse en moyenne 550 g de plus qu'un enfant de mère non-diabétique : un accouchement par césarienne est habituellement décidé quand la corpulence de l'enfant rend difficile une naissance par les voies naturelles. Par ailleurs, l'allaitement est conseillé, car il diminue les besoins en insuline.
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