Vivre avec un diabète de type 2

Sommaire

 

Vivre avec un diabète de type 2 pose généralement moins de contraintes au quotidien que de vivre avec un diabète de type 1, mais quelques précautions méritent d'être respectées pour prévenir les risques de complications.

Règles de vie en cas de diabète de type 2

Pour assurer un contrôle optimal de la maladie diabétique, quelques règles de vie quotidienne simples doivent être respectées en cas de diabète de type 2 : 

  • La régularité des horaires de repas reste nécessaire chez les sujets diabétiques de type 2, quel que soit le traitement du diabète de type 2 : sous médicaments antidiabétiques oraux, en particulier les sulfamides et les glinides et bien entendu sous insuline, ces trois traitements sont susceptibles de favoriser une hypoglycémie. Elle peut être un peu moins rigoureuse dans les autres cas.
  • Le tabagisme aggrave sérieusement les complications chroniques du diabète de type 2. Tout doit mis en œuvre pour l'éviter ou y mettre fin (sevrage tabagique).
  • La consommation d'alcool doit être limitée au maximum. Les alcools forts, les apéritifs sucrés et les bières sont déconseillés, car ils modifient directement la glycémie.
  • L'hygiène corporelle est d'autant plus importante que le diabète favorise les infections et les mycoses. L'usage du gel douche, agressif pour l'épiderme, devrait être abandonné au profit du savon de Marseille ou d'un savon surgras. Un séchage soigneux, surtout au niveau des plis et des aisselles, s'impose.
  • Les sous-vêtements et vêtements au contact de la peau sont de préférence en coton pour mieux absorber l'humidité, prévenir la macération ou la transpiration et éviter les lésions de friction sur la peau.
  • L'hygiène dentaire doit être rigoureuse avec un brossage matin et soir, l'usage du fil dentaire, le soir, est préconisé. Consulter régulièrement son dentiste est également recommandé. En effet, des études ont montré que les maladies parodontales non stabilisées pouvaient aggraver le diabète et favoriser l'insulino-résistance et augmenter la glycémie.
  • Le sommeil doit être de bonne qualité, car une privation de sommeil se traduit par une réduction d’environ 20 % de la sensibilité à l’insuline, et favorise la prise de poids en déséquilibrant la flore intestinale (augmentation du rapport Firmicutes/Bacteriodetes).

Pratiquer une activité physique : un acte essentiel

L'activité physique sous toutes ses formes est une composante essentielle du traitement du diabète de type 2. En effet, l'activité physique, si elle est pratiquée régulièrement (au moins trois ou quatre fois par semaine) et de façon suffisante (de façon intense en combinant force et endurance et aussi vitesse, dans l'idéal), accroît aussi la sensibilité à l’insuline sur le long terme.

Un minimum de 150 minutes par semaine d’une activité physique modérée est recommandé. Elle doit être adaptée à l’âge et aux articulations, à l’état cardiovasculaire et pouvoir être intégrée à la vie quotidienne.

Le diabète de type 2 est compatible avec la pratique de la compétition. Il faut toutefois avoir un certificat médical de non-contre-indication, qui tient compte de l'âge (plus de 50 ans en général) et des aptitudes physiques du sujet diabétique. Un électrocardiogramme est systématiquement pratiqué, quel que soit le sport choisi.

Avoir une sexualité normale avec un diabète de type 2

Le diabète de type 2 favorise les infections génitales chez la femme comme chez l'homme : un examen médical et un traitement sont nécessaires au moindre doute.

Les troubles de l'érection (hypoérection) sont plus fréquents chez l'homme diabétique, à la fois à cause des lésions vasculaires, de l'âge et de l'état dépressif habituel en cas de maladie chronique.

Avec l'accord du cardiologue, l'impuissance est corrigée dans 50 % des cas par la prise de médicaments qui stimulent l'érection par voie orale ou par injection locale. La patience et la compréhension de la partenaire améliorent cette efficacité relative.

Travailler avec un diabète de type 2

Certaines professions à risque sont interdites au sujet diabétique, surtout s'il est sous traitement par insuline. Il appartient alors au médecin du travail d‘évaluer l'aptitude du patient à :

  • accepter ou de refuser le poste en fonction des textes réglementaires et des conventions collectives ;
  • proposer un reclassement ou un poste aménagé ;
  • prononcer une inaptitude totale au travail et le passage à l'invalidité auprès des organismes sociaux.

Organiser ses vacances avec un diabète de type 2

Les vacances ne posent pas de problème particulier, sauf pour les sujets diabétiques 2 sous insuline qui doivent veiller à avoir leur traitement à portée de main pendant le voyage, à le conserver dans de bonnes conditions pendant le séjour et à pouvoir s'approvisionner en cas de besoin.

Seule la complication d'insuffisance rénale sous dialyse impose des précautions et une organisation particulière, à discuter au cas par cas avec le néphrologue.